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J'y suis arrivé !

09 novembre 2011 - 17:11

J’y suis arrivé ! Au Brésil, à Salvador de Bahia, dans la Baie de Tous les Saints ! J’ai traversé l’Océan Atlantique ! Avec, pendant les 24 dernières heures, 35 nœuds de vent de Sud Est, au bon plein, dans une mer très forte, chaotique, deux ris dans la grand voile et tourmentin, craignant à chaque vague un peu plus forte, à chaque survente, que ma réparation d’étai ne cède et que le mât ne tombe, ne pouvant imaginer l’arrivée tant cette crainte est grande. Puis un halo, des lueurs, et enfin les lumières des immeubles de Salvador. Le waypoint d’approche atteint, puis le contournement de la pointe pour rentrer dans la baie, et l’appel à la VHF : « Comité de course pour 746, en approche de la ligne d’arrivée », « Bien reçu Pierre, on t’attend ». Délivrance !

Les vingt jours de cette deuxième étape auront été très durs. Probablement les vingt jours les plus durs de ma vie… Une météo très difficile avec tout le long un temps très instable, passant de la pétole à 40 nœuds sous les fronts ou les grains. Des avaries ---grand spi perdu, spi medium déchiré puis recousu, ferrure d’étrave cassée--- demandant l’énergie de réparer, affectant durablement le moral par rapport au temps perdu dans la course, mais aussi alimentant cette peur sourde qui, à des degrés différents, aura été présente pendant toute la course.

Mais je suis fier. D’y être arrivé. D’être arrivé à Bahia. Mais aussi d’être arrivé à affaler mon spi en montant en tête de mât dans les dévents de Palma, à gérer le quotidien, à retrouver de la vitesse et remonter dans le classement, d’être arrivé à réparer ce spi medium déchiré sur tout le guindant, à réparer l’étai, à remettre le bout-dehors en place pour renvoyer le spi. Car ce sont tous ces petits succès qui permettent de se relancer et donnent l’énergie de continuer. Cette Transat est d’autant plus la consécration de ce projet Mini de 2 ans, qui est définitivement une des grandes aventures de ma vie !

Et pendant ces vingt jours, je vous ai tant aimés ! Sur mon bateau, seul au milieu de l’Océan, seuls les grands sentiments ont cours ! Votre présence, votre soutien ont été permanents et c’est réellement ensemble que nous avons fait cette traversée. A tout instant, je relisais les mots d’encouragement qu’Elsa et Jeanne avaient écrit dans mon bateau. Benoit, combien de fois tu as été à mes côtés, comprenant et partageant mes moments difficiles, mais aussi mes bords sous Code 5 à 15 nœuds !

Avaries de voile

24 heures après le départ, je suis dans une forme moyenne. J’appréhende un peu les jours à venir, j’ai empanné dans la nuit pour me recaler dans l’ouest trop tôt me renvoyant dans les profondeurs du classement. Alors quand le vent s’installe à vingt nœuds sous grand spi et grand voile haute, que je vois que j’avance bien, sous pilote, je laisse faire, j’en profite, le vent monte un peu, quand le pilote part soudainement au lof puis à l’abattée ! Le bateau se couche et ne remonte pas : le spi s’est irrémédiablement enroulé autour de l’étai, fait une poche en tête de mât et maintient le bateau couché avec le vent qui est monté autour de 30 nœuds. Je ne sais pas quoi faire, la nuit est tombée, il fait noir, les minutes passent et rien ne change… Je remonte alors tous les poids (eau et mâtériel) à l’intérieur au vent, et quelques minutes plus tard, en tirant la barre, le bateau se redresse enfin, et je peux repartir vent arrière. Le spi bat violemment, se déchire, j’ai peur du démâttage, et sous les conseils d’un bateau accompagnateur, je décide d’aller m’abriter du vent et de la houle sous l’île de Palma pour monter en haut du mât et affaler ce spi en lambeaux. Je passe une petite heure là-haut, me cognant régulièrement au mât et haubans, mais redescends finalement sans gros problème avec le spi affalé. Ainsi, douze heures après mon départ à l’abattée, je peux reprendre ma route, probablement bon dernier, avec mon grand spi en moins. Difficile alors de penser remonter en ayant une voile essentielle en moins…  Et l’idée de faire la course derrière, seul plutôt qu’en flotte, sans contact VHF avec les autres est particulièrement difficile.

J’aurais d’autres problèmes de voiles. Le spi medium, dont je ne m’étais jamais beaucoup servi, est un vieux spi de proto que j’avais récupéré en rachetant le bateau et que j’avais fait retailler pour l’adapter au mieux. Dans un vent un peu soutenu, je le vois se déchirer sous la têtière puis sur les 2/3 du guindant, régulièrement, comme une fermeture éclair qui s’ouvre… Ce n’est que le lendemain que je me décide à me lancer dans la réparation : couture solide pour la têtière et scotch à voile pour les six ou sept mètres de guindant. En ne l’envoyant que jusqu’à 18/20 nœuds, la réparation se révèlera solide. Enfin, ma grand voile, que j’avais longuement hésité à changer avant de partir, se sera délaminée en de nombreux endroits, mais réparée avec de nombreux patches qu’Antoine de la voilerie Incidences m’avait judicieusement donnés ! 

Météo

De l’avis de tous, les conditions cette année sont sans comparaison avec celles des années précédentes. Si les conditions incertaines et changeantes se limitaient alors au Pot au Noir pendant 3 ou 4 jours, elles auront duré cette année toute l’étape. Nous n’aurons pas eu d’alizés bien installés, ni dans l’hémisphère nord, ni dans l’hémisphère sud. Et ce fameux Pot au Noir se sera transformé en une immense zone dépressionnaire étalée sur 1000 milles. D’avoir à gérer des vents faibles ou très faibles, instables en direction, et des vents violents, à plus de quarante nœuds aura été particulièrement éprouvant !

La glisse sous spi, dans les alizés, aura été quasiment inexistante. Pendant deux jours tout de même avant le Cap Vert, sous Code 5, je serais allé très vite, avec des pointes à plus de 16 nœuds, qui constituent mon record sur ce bateau. Le bateau accélère, se met à vibrer, saute de vague en vague, accélère encore avec la fréquence de vibration qui augment. Tout seul au beau milieu de l’Atlantique : jouissif et inquiétant à la fois…

Vie à bord

Je me souviens surtout de ma vie à bord lors des journées de beau temps. Soleil, vent faible au portant, je pouvais alors ouvrir le hublot avant du bateau et un petit filet d’air rafraichissait agréablement l’intérieur, où je passais la majorité du temps. Ces journées resteront comme les belles images de cette étape. Me préparer un petit repas sympa, lire une nouvelle de « L’Exil et le Royaume » de Camus, réussir mon premier Sudoku (celui du journal Le Monde du vendredi : Difficile !)…

Les échanges avec les autres par VHF sont essentiels. On se soutient, on se rend compte que même s’il n’y a pas de bateau à l’horizon, même si l’on se croit chacun différent, on fait face aux mêmes conditions, aux mêmes galères, et qu’on y réagit un peu tous de la même façon.   

Passage de l’Equateur

Je n’avais rien prévu de spécial, trouvant cette coutume d’invoquer un dieu quelconque de la mer un peu ridicule. Et pourtant ! Jour après jour, l’Océan a pris sa lettre majuscule, et est passé du statut de terrain de jeu pour humains en manque d’aventure à un univers à part entière, fier, libre et imprévisible !

Ferrure d’étrave et derniers jours

Les jours passant, je reste cependant concentré, dans la course. J’ai une route assez ouest entre les Canaries et le Cap Vert qui me permet de garder de la pression, et j’arrive à maintenir une trajectoire à peu près cohérente dans ces vents très instables de ce gigantesque Pot au Noir entre le Cap Vert et l’Equateur. Le grand spi ne s’avère finalement pas essentiel pendant cette période et je remonte chaque jour un peu dans le classement. Jusqu’à 15ème, en dépassant Benoit Lenglet  (toujours lui !). J’arrive vers les côtes brésiliennes, en me disant qu’il s’agit maintenant de bien glisser pour maintenir cette place.

C’est en loffant après avoir envoyé le Code 5 (plus petit spi) que tout bascule : je n’ai pas suffisamment repris le bras, le bout-dehors est alors sous le vent et appuie violemment sur la ferrure d’étrave qui casse net sous mes yeux. L’étai se met à voler, le bout-dehors est dans l’eau, suspendu uniquement par le Code 5. La vision est sidérante. Est-ce que le mât va tenir ? Cependant, le bas-étai est en place, et je suis au portant, l’étai a donc peu de rôle structurel à cet instant. Je suis pourtant encore à 500 miles de l’arrivée et l’idée de ne pas arriver à Salvador me terrifie. Là, il faut bien le dire, la rage et les pleurs me gagnent, et seront présents (de façon intermittente tout de même) jusqu’à l’arrivée. Je fais tout pour joindre un bateau accompagnateur afin de vous informer de ce qui est arrivé et que ma vitesse sera plus faible jusqu’à l’arrivée… Il faut réparer. La ferrure d’étrave tenait l’étai, le bout-dehors et le balcon avant. (Je suis aujourd’hui persuadé qu’au-delà de ma mauvaise manœuvre,  cette étrave est un point faible du bateau. Christa a probablement eu le même problème). C’est d’abord l’étai que je refixe, en utilisant la sous-barbe du bout-dehors, à coup de nombreux brêlages en dyneema (un cordage fin très résistant, que j’avais heureusement emmené en quantité suffisante). Ca me semble solide, mais la tension un peu faible de l’étai me soucie. C’est le lendemain que je m’attaque au bout-dehors. Ce sera long et éprouvant : mettre en place une nouvelle sous-barbe, un nouveau hale-haut, et mettre  définitivement à poste le bout-dehors en appui sur le pied bâbord du balcon avant. Une solution qui me permettra même d’empanner. Je pourrais donc repartir, un cran dessous, avec le solent arrisé sur l’étai ou mon spi medium que j’affale rapidement pour le Code 5 dès que le vent monte. Quand pendant ce temps, Benoit, Hugo, Pip ou Ysbrant glissent heureux sous grand spi… Ces derniers jours auront été très durs, très affecté de ne plus être dans la course, toujours incertain de mes réparations, surtout quand ce vent de sud-est fort rentrera, 24 heures avant l’arrivée.

 

Pierre, à Priara de Moreré, Ilha de Boipeba, Brasil

 

 

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Commentaires

Le 06 décembre 2011 à 17:42 par Valérie Damilleville

Je disais à Camille au démarrage de cette belle aventure comme j’étais admirative et émue que tu puisses accomplir cet exploit de vie. En partage. Bien que je n’ai pas été des plus ferventes supportrices de ta Mini ; à chaque fois que je me connectais pour suivre ta progression, il y avait là les mêmes sensations. Toujours. La même admiration. La même émotion. Sans cesse renouvelées. Alors merci.

Le 14 novembre 2011 à 23:45 par Sophie K

Pendant tous les jours de ta course, j'ai regardé presque tous les jours, matin et soir, ta progression, petit bateau rose qui avançait sur la carte... toute contente de voir mon favori gratter une ou deux places, toute triste de voir qu'il cédait du terrain, de la vague plutôt... sans prendre la mesure de toute la difficulté de ces réparations de fortune, de cette angoisse de ne pas arriver au bout, de ce vent auquel s'adapter en permanence, de la solitude! Contente de te savoir arrivé, épatée de tant de courage et de détermination. Merci pour cette aventure vécue par procuration, j'étais contente pour toi que tu arrives, mais désolée que l'histoire, comme un beau roman, se termine. Merci de nous avoir fait rêver! et Bravo! Chapeau! toutes mon admiration. La bise!

Le 12 novembre 2011 à 15:31 par Mathilde et Jean-Martin

La classe. Trop la Classe. Et t'as vu des animaux ? Profitez bien de ces dernières heures au soleil de Bahia, Les Dutours

Le 11 novembre 2011 à 18:54 par CLASSE CE1(antonin)

coucou pierre tu es notre héros a tous

Le 11 novembre 2011 à 09:51 par claire dufour

que dire? merci pour ce que tu nous contes : épreuve choisie et au delà :des surprises , des imprévus et des peurs à affronter, à surmonter . tu as gagné sur tous les plans , utilisé toutes tes ressources -même la couture!- et sûrement été bien au delà des forces que tu pensais avoir . Se dépasser est l'honneur de l' Homme ! et je "t'honore" dans le silence et la discrétion

Le 11 novembre 2011 à 09:17 par Pierrick 504

Bravo Pierre...

Le 10 novembre 2011 à 23:08 par Guillaume et Fabienne

Pierre, definitivement tu es un aventurier du 21ieme siècle! Ton récit est impressionant et on imagine bien combien ces jours ont pu être terrible, encore bravo pour cet exploit! Guillaume est passe de la jalousie a l admiration!

Le 10 novembre 2011 à 18:22 par Pascal Mauberger

Chapeau bas Pierre. Le mot extraordinaire reprend tout son sens avec des hommes comme toi. À bientôt j'espère.

Le 10 novembre 2011 à 17:14 par Patricia Coste

Belle première! Endurance, réparations, et le but, tout réussi....Maintenant le carnaval , Céline et les filles et de nouveau vers de nouvelles aventures...... Une autre, une autre, une autre.....

Le 10 novembre 2011 à 10:24 par Clémence de l'école Valin, compagne de Pascal Rambeau

Un grand bravo, pour tout! Et notamment pour ton courage! Merci pour ce premier beau témoignage où l'on prend la pleine mesure des difficultés rencontrées et de l'intensité des moments vécus! Céline et tes filles doivent être très fières, il y a de quoi! A bientôt!

Le 10 novembre 2011 à 09:47 par Christine (St Nicolas)

Un énorme bravo et merci pour nous avoir fait partager cette aventure.

Le 10 novembre 2011 à 09:34 par Anne (Gestotel)

BRAVO & MERCI

Le 10 novembre 2011 à 07:05 par Classe de ce1 ( nathalie)

Quelle belle leçon de courage! La lecture des "aventures de Pierre Cizeau sur l'eau" en classe est passionnante. Tous les enfants attendent avec impatience le retour du héros, de leur héros.

Le 10 novembre 2011 à 06:48 par Thierry d'Islamabad

Go ! Go ! Pierre Cizeau, Go ! C'est désormais ma devise pour avancer face aux petites difficultés de la vie ! Chapeau.

Le 10 novembre 2011 à 02:15 par Nathalie M.

Un grand bravo depuis le Yucatán ... On est pas si loin ... Félicitations pour la préparation , la rigueur, la ténacité ...n'ayons pas peur des mots l'exploit réalisé ... Bravo à Céline aussi dont je connais les qualités et la solidité . Bien amicalement à tous deux.

Le 09 novembre 2011 à 23:35 par Jean

" L'homme est beau, mais quand il se sublîme dans la difficulté, la peur et le danger, il est héroique ", tu es de cela Pierre. Je l'ai deja dit et écrit à ton sujet, je savais, pour te voir autour de moi depuis 2 ans que tu ferais quelque chose de bien. Dans la vie il y a des moments et des gens comme toi PIERROT qui fascinent et qui te donnent des coups d'accélérateur, des frissons incontrolables. La possibilité,de nos jours, de suivre en direct la course par le net est un outil extraordiniare. Tous nos sentiments sont mis à rude épreuve ; l'inquiétude quand ton bateau se couche, la joie quand tu remonte tout le monde, la peur quand tu prends 50 noeuds, la haine quand tu casse à 400 milles et que les autres te doublent ou les pleurs de joie à ton arrivée. Ton arrivée est digne de celle de Tabarly en 1964 lors de la Transatlantique avec son PEN DUICK II en contreplaqué (comme les RM que tu aime tant), ou celle de Marc GUILLEMOT sur SAFRAN lors du dernier Vendeé Globe ou il finit la course en héros après avoir perdu sa quille 1000 milles avant d'arriver. Encore CHAPEAU BAS et bon vent pour le retour , j'ai hâte de déguste une petite coupe avec toi et Céline

Le 09 novembre 2011 à 23:29 par jean-louis dufour

quelle épreuve! voilà un homme (et qui pourrait aussi bien être une femme) de qualité! bravo sans retenue!

Le 09 novembre 2011 à 23:01 par Bernard

Bravo Pierre; quel courage, savoir faire et tenacité! Et maintenant j'espère que tu vas prendre les moyens pour refaire ta bosse et remettre en ordre ce qui après de tels efforts a besoin d'attentions. La joie de revoir ta famille sera un des facteurs principal. Il n'y a pas que ton bâteau qui demande des soins! Bon retour à La Rochelle où je suis sûr une grande fête t'attend. Merci de ce si beau témoignage.

Le 09 novembre 2011 à 22:01 par Marie Noelle (une copine de Sophie Konrat)

Encore bravo avec toute notre admiration;Je n'aurais jamais imaginé que cette course fut si dure pour le skipper; Bon repos et bonne récupération et au retour naviguez dans la baie rochelaise tranquillement!!! Merci encore et surtout bravo

Le 09 novembre 2011 à 21:54 par Jean-Manuel

Félicitations, nouveau Chevalier des mers ! Ton aventure nécessitera bien l'écriture d'un livre-récit. Au plaisir de te revoir et de te lire... Amitiés.

Le 09 novembre 2011 à 21:50 par Alix

merci Pierre de nous raconter ton aventure. C'est bon de te lire ! Dans nos sociétés modernes et en paix il est rare que des hommes deviennent des héros. J'ai hate de te revoir. Je pense aussi à Céline qui doit être si amoureuse et rassurée ! baisers

Le 09 novembre 2011 à 21:49 par Sophie

J'aurais suivi cette course et toutes tes péripéties avec un oeil un peu lointain, mais curieux et intéressé. Quel courage, que d'avoir rencontré cet Océan, libre et indomptable. J'ose imaginer aussi une belle rencontre avec toi-même au bout du bout de l'extrème. Bravo. Bravo aussi à Céline, qui assume tellement bien ! Vous êtes beaux. Merci pour toutes ses belles sensations!

Le 09 novembre 2011 à 21:46 par Blandine

Alors encore bravo et merci pour ce récit ! Où l'on apprend qu'à mettre le bout-dehors, la sous-barbe risque de s'empanner dans l'insolent solent arrisé, là, tout près du hale-haut, à côté des brêlages que l'on imagine branlant. L'abattée, et non l'âne bâté, en est bien ébahie, moi qui ne parle pas le code 5 (ni le 4 et le 3, d'ailleurs) ! Bref, pour ceux qui croyaient que tu filais doux, une petite croisière vers les chaux alizés, que nenni ! C'était une course, folle, technique, avec son matériel élaboré sur lequel veiller, ses outils, ses manœuvres, son vocabulaire, autant d'apprentissages que tu as maîtrisés d'une main de maître. Et avec ses larmes aussi. Et ça m'a fait pleurer de t'imaginer en pleurs au milieu de l'Océan ! Mais tu nous a aussi tous fait rêver de grands bords, alors encore merci pour tout cela, bien reçus malgré les grains et les vents fous. Remet toi doucement de ces aventures extrêmes !

Le 09 novembre 2011 à 21:29 par laure

Bravo pour votre exploit ☺ quel plaisir d avoir pu suivre la course, tant personnellement qu'avec les collègues et merci pour ces vibrations par le biais du récit

Le 09 novembre 2011 à 20:56 par Philippe & Co.

Salut Pierre, Chapeau bas, bravo pour ce qui ne ressemble pas à une sinécure. Profites de ces moments de repos bien merites. Je t’embrasse de Delhi, ou je viens d’arriver….en avion (ca fait tout de suite moins aventurier)

Le 09 novembre 2011 à 18:57 par Delphine

"Les 20 jours les plus difficiles de ma vie". Tu m'étonnes!!!

Le 09 novembre 2011 à 18:55 par Delphine

Merci de nous avoir écrit ! Je crois que nous étions tous un peu en manque du mini masqhotel !! Je n’ai pas tout compris d’un point de vue technique mais suffisamment pour y interpréter une succession de difficultés majeures devant toujours faire appel à ton courage, à ta motivation profonde, à ta patience, à ta hargne ou encore à ton imagination !! Encore Bravo pour cette gigantesque traversée ! J’ai tellement pensé à toi, à tes filles, à Céline que le texto de juldu au réveil m’informant de ton arrivée, m’a donné une patate incroyable toute la journée !! « C’est bon, il est à Bahia, trop fort le gars ! » Mille sabords, tu nous a fait vibrer !

Le 09 novembre 2011 à 18:55 par Jan à Islamabad...

Wow! Tout simplement. Sérieux.... Prouesses! Au plaisir de réentendre l'histoire, racontée de vive voix....

Le 09 novembre 2011 à 18:31 par Olivier (CH)

Magnifique Pierre de lire ton récit et de savoir (enfin!) un peu de ce qui s'est passé durant cette course éternelle où nous te suivions à la trace, sur la carte et à l'aide des indications précieuses de Florent, mais au final laissé seuls à notre imagination. Alors de pouvoir lire tes mots aujourd'hui donne le sens de ce que tu as traversé lors de cette rude et merveilleuse épopée. Je suis impressionné par ton exploit, déjà le défis de traverser seul un océan (il faut quand même être légèrement secoué pour vouloir un truc comme ça, osons le dire :-), puis la manière avec laquelle tu as su faire face à l'adversité, en trouvant toujours moyen de repartir, d'aller jusqu'au bout de l'aventure et de continuer à nous faire rêver. Ta remontée incroyable en dit long sur les forces que tu es allé puiser, sans parler de cette ligne d'arrivée qui semblait toujours reculer jusqu'à la dernière seconde où tu l'as franchie... Bref, tu as traversé l'Océan! Bravo Pierre! Ton grand-père aurait dit "barbouillé va!", tout en pensant, "quel barbouillé de classe!".

Le 09 novembre 2011 à 18:25 par VosamislesParizot

Sans voix, sans mot... je ne sais plus si c'est beau ou si c'est complètement fou ! J'imagine qu'aujourd'hui le partage avec ceux qui ont vécu de l'approché, du similaire, voire du pire, doit t'être précieux... juste pour ne pas rester solitaire à terre. Ce qui me trouble à la lecture de ton récit, c'est la provenance de cette énergie qui chaque jour te faisait faire quelque chose pour avancer, poursuivre et ne pas faire demi-tour, lorsqu'il en était encore temps ou lever le pouce et dire: STOP, j'arrête ! Chapitre "vie à bord" = 5 lignes ! La réponse n'est donc pas dans ses quelques minutes de bien être, voire de bonheur, volées au détour dune vague ! Ou alors s'est vraiment très cher payé ! Alors je compte sur les nombreuses soirées à venir pour tenter de capter ce qui m'apparaît comme bizarre pour ne pas dire étrange ! Merci Pierre.

Le 09 novembre 2011 à 18:14 par Axel (masq)

Encore et encore Bravo Pierre...surtout en découvrant ce récit qui nous résume une course, des conditions de course et donc au final une traversée très difficile. At the End of the Day...You did It !!!!!! et c'est tout ce qui compte, pour toi, Céline et les Filles, et pour nous tous!!! Tu nous à fais rêver, tous nous à fait peur, mais tu y es arrivé et c'est Magnifique, Magique, Beau... A très bientôt sur La Rochelle pour que tu nous fasses vivre cette Aventure, ton Aventure et que l'on puisse fêter notre Champion comme il se doit!

Le 09 novembre 2011 à 18:07 par Celine Lerebourg

Bravo Pierre !!!! Toutes mes félicitations pour ce courage et cette volonté qui t'ont permis de réaliser cette extraordinaire aventure ! Te lire donne parfois des frissons.... Celine m'a fait part de cette folle épopée quelques jours après ton départ, j'etais complètement admirative :-) Je pensais à toi de temps à autres, en train de braver les vents ou lutter contre le sommeil.... Et à Celine qui devait se faire beaucoup de souci pour son homme parti en mer! Quelques années sont passees depuis mon depart de La Rochelle et pourtant sachez que vous restez tous les deux un bel exemple à suivre pour moi, le regard toujours porté vers l'avenir et la tête pleine de nouveaux projets! Encore bravo pour cet exploit Pierre, tu peux viellir sereinement après ça ;-) Savoures autant que tu peux ces moments de bonheur et profites à fond pour tous ceux qui, comme moi, se trouvent dans la grisaille parisienne.... notre héros !!!!! Bisous et à bientôt j'espère!

Le 09 novembre 2011 à 17:55 par Thierry HOUILLON

BRAVOOOOOOO M. CIZEAU !!!

Le 09 novembre 2011 à 17:53 par Florence

Merci pour ce récit passionnant… En t'embrassant, Kris, les filles et flo

Le 09 novembre 2011 à 17:52 par Brid

Wow, it was tough...very tough...but not too tough, I hope, Pierre. What an extraordinary adventure with a happy ending...you made it ! Thanks for the memories...

Le 09 novembre 2011 à 17:48 par Fred

Quelle leçon et quel courage ! Ca fait toujours autant plaisir de te lire ! Il faut que tu ajoutes conteur ou écrivain à tes multiples talents ! Je te dois au moins une guiness pour tout ce que tu m'as donné pendant les semaines dernières. Merci Pierre

Le 09 novembre 2011 à 17:43 par Benoit

merci

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